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L'armée israélienne a averti les citoyens libanais de ne pas retourner dans 80 villages du sud, dont 55 sont sous son contrôle à l'intérieur de la « ligne jaune ». Les avertissements viennent malgré la trêve et sa prolongation de trois semaines supplémentaires.
Les forces israéliennes ont poursuivi la politique visant à empêcher le retour des Libanais déplacés dans leurs villages du sud. Samedi, l'armée israélienne a explicitement averti les civils de ne pas s'approcher ou retourner dans environ 80 villages du sud, dont 55 sont sous son contrôle direct à l'intérieur de la soi-disant « ligne jaune ». La liste interdite comprenait des villages stratégiques tels que Marjayoun, Bint Jbeil, Maroun Al-Ras, Ainata, Al-Naqoura, Mays Al-Jabal, Al-Udaysah et Kafr Shuba, en plus de à des dizaines d'autres villages le long de la bande frontalière. Les FDI ont également interdit l'approche des zones autour du fleuve Litani, de Wadi al-Salhani et de Wadi al-Saluqi. Ces avertissements interviennent à un moment où la région est témoin d'une escalade militaire continue malgré l'entrée en vigueur de l'accord de cessez-le-feu il y a neuf jours, qui a été prolongé de trois semaines supplémentaires. L'Anatolie a enregistré 31 attaques israéliennes rien que vendredi, tuant six personnes et en blessant d'autres. Le Hezbollah a répondu à ces violations par cinq opérations ciblant des sites et des véhicules militaires israéliens, dont un véhicule de transport de troupes, deux véhicules militaires et un rassemblement de soldats, en plus d'abattre un drone. Samedi soir, l'armée israélienne a annoncé qu'elle avait lancé des raids sur trois zones au nord de la « ligne jaune », notamment les villes de Deir al-Zahrani, Kafr Rumman et Al-Sama' iyah. Israël continue d'occuper de vastes zones du sud du territoire libanais, certaines occupées depuis des décennies et d'autres depuis l'agression La dernière a commencé en mars dernier. Cette agression a fait un bilan tragique de 2 491 martyrs et plus de 7 700 blessés, en plus du déplacement de plus d'un million de Libanais de leurs foyers.