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Les forces israéliennes ont lancé une série de raids intensifs sur le sud du Liban, ciblant plus de 70 sites, tandis que Netanyahu a déclaré l'état de guerre avec le Hezbollah. Des sources israéliennes confirment leur volonté d'étendre les opérations et de reprendre le bombardement de Beyrouth.
Les régions du sud du Liban ont connu une forte escalade militaire, alors que les avions de guerre israéliens ont lancé hier, lundi, une série de raids intensifs qui ont touché plus de soixante-dix sites. Les frappes se sont concentrées sur la ville de Mashgharah, dans la Bekaa occidentale, qui a fait l'objet de huit raids consécutifs, en plus de cibler la ville de Tyr et ses environs. Fait remarquable, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé que son pays était en « état de guerre » avec le Hezbollah, malgré l'entrée en vigueur d'un accord Cessez-le-feu depuis la mi-avril. Netanyahu a souligné dans des déclarations vidéo que la situation actuelle nécessite « de renforcer les grèves et d'augmenter la force » contre le parti. Des sources israéliennes ont révélé à CNN les préparatifs visant à élargir la portée des opérations militaires au cours de la période à venir, y compris la reprise des raids sur la capitale Beyrouth et le ciblage de hauts dirigeants du Hezbollah à l'intérieur de la ville. Les sources ont souligné que ces mouvements se déroulent en coordination avec l'administration américaine Pour sa part, le président libanais Joseph Aoun a rejeté ce qu'il a décrit comme « la reprise de l'occupation israélienne » dans le sud, soulignant que le retrait israélien complet est une « demande nationale ferme à laquelle on ne peut renoncer ». Il a souligné que l'État libanais s'efforce d'atteindre cet objectif par la voie des négociations. Ces développements précèdent la reprise des négociations directes entre le Liban et Israël sous les auspices des États-Unis les 2 et 3 juin. Une piste de sécurité distincte devrait être lancée au Pentagone à la fin du mois de mai pour discuter des arrangements de cessez-le-feu et du retrait israélien. Selon le ministère libanais de la Santé, le bilan cumulé des opérations militaires depuis le 2 mars a atteint 3 185 morts et 9 633 blessés, à la lumière de la poursuite des affrontements presque quotidiens entre les deux parties malgré l'accord de cessez-le-feu actuellement en vigueur.