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Les autorités sanitaires de la République démocratique du Congo ont émis un avertissement urgent d'une épidémie de la nouvelle souche d'Ebola « Bundibugyo » qui manque d'un vaccin ou d'un traitement spécifique. Le pays a enregistré 246 cas suspects et 80 décès, tandis que les spécialistes mettent en garde contre un taux de létalité pouvant atteindre 50 %.
Samedi, le ministre de la Santé de la République démocratique du Congo, Samuel-Roger Kamba, a annoncé une épidémie d'une nouvelle souche du virus Ebola avec un degré exceptionnellement mortel qui pourrait atteindre 50% des personnes infectées. Le ministre a confirmé lors d'une conférence de presse dans la capitale Kinshasa que la souche Bundibugyo actuellement endémique ne dispose pas de vaccins préventifs ni de traitements spécifiques, ce qui affaiblit la capacité des autorités sanitaires à contenir sa propagation. Les statistiques officielles publiées samedi ont révélé 246 cas suspects du virus ont été enregistrés, tandis que le nombre de décès confirmés a atteint 80. Le ministre congolais de la Santé a souligné que la détection précoce de cette souche est confrontée à des défis complexes, car les premiers symptômes se limitent principalement à une légère fièvre qui ne suscite pas de suspicion au début. Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Africa) ont émis un avertissement urgent d'Addis-Abeba, mettant en garde contre « le risque de grand » du virus à travers le continent africain. Cet avertissement a coïncidé avec l'annonce par le ministère ougandais de la Santé du décès d'un citoyen congolais de 59 ans dans la capitale, Kampala, confirmant que des tests de laboratoire ont prouvé qu'il était infecté par la souche Bundibugyo. Cette nouvelle épidémie intervient quelques mois après la déclaration de l'élimination d'une précédente épidémie d'Ebola dans la région centrale du Congo en décembre dernier, qui avait fait 34 morts. La démocratie a une histoire tragique avec ce virus, avec quelque 2 300 personnes décédées dans l'épidémie la plus meurtrière que le pays ait connue entre 2018 et 2020. Depuis sa découverte en 1976, Ebola a tué près de 15 000 personnes à travers l'Afrique au cours des cinq dernières décennies. Ce virus mortel se propage par contact direct avec les fluides corporels, on pense qu'il provient des chauves-souris et peut entraîner des saignements graves et une défaillance des fonctions vitales des organes.